C'est la question du rayon, et celle qu'on rate le plus souvent. Un climatiseur trop faible tourne en continu sans jamais atteindre la température voulue ; un modèle trop puissant refroidit par à-coups, déshumidifie mal et consomme pour rien. L'ordre de grandeur à retenir : comptez environ 100 watts frigorifiques par mètre carré pour une pièce normalement isolée, soit à peu près 340 BTU/h par m². Une chambre de 15 m² demande donc autour de 5 000 BTU, un séjour de 30 m² plutôt 10 000.
Trois facteurs font monter la note : un dernier étage ou des combles, une grande baie vitrée exposée sud ou ouest, et une hauteur sous plafond supérieure à 2,50 m. Chacun ajoute grosso modo 10 à 20 %. À l'inverse, une pièce au nord dans un immeuble récent se contente du minimum.
Deuxième critère, largement sous-estimé : le bruit. Un climatiseur mobile est un monobloc — le compresseur est dans la pièce. En dessous de 60 dB(A), on dort à côté ; au-dessus de 65, on l'éteint la nuit, et l'appareil ne sert plus à rien. C'est une donnée que Baru affiche systématiquement quand le marchand la publie.
Enfin, pense à ce que tu combats vraiment. Une pièce moite et à 24 °C n'a pas besoin de froid mais d'un déshumidificateur ; une chaleur sèche se règle très bien avec un simple ventilateur de plafond, pour dix fois moins cher et dix fois moins de consommation.